FUTURE LEADERSHIP FOR THE CULTURE OF PEACE

(Une version française suit en dessous)

This month’s bulletin of CPNN lists many articles about those who provide leadership for a culture of peace. Which leaders can we expect to be most important in the future?

We cannot depend on leaders at the level of the nation-state. The data confirm the major conclusion of my History of the Culture of War, that the nation-state, having created a monopoly of the culture of war, has become that culture.

We see that It is not a question of the person, but their role as leader of a state that makes Trump, Netanyahou and Putin the leaders of the culture of war. This is shown by the fact that many persons who were formerly heads of state take part in the Elders, the group founded by Nelson Mandela, and the Elders work consistantly for a culture of peace.

Similarly, it is not a question of religion, but its role when it becomes the religion of the state, that makes religion a culture of war in Israel and Iran. This is shown by the fact that we find that Pope Leo has called for a “new culture of peace,” and has promoted peace in his recent trip to Africa and his denunciation of attempts to link religion to the culture of war.

Since the United Nations and UNESCO are ruled by nation-states, they provide very little leadership for the culture of peace. The UN Security Council has passed a resolution justifying the attack by the US and Israel against Iran. And UNESCO has apparently abandoned its one culture of peace initiative, the Biennale of Luanda. The leadership provided by UNESCO 25 years ago was only posisble as a result of the courage of Director-General Federico Mayor to oppose the demands of the richest Member States of the organization.

It is evident that we should expect to find future leadership for a culture of peace primarily in the civil society. But which leaders and which approaches can we expect to be most effective?

First is the question of global consciousness. At the present time, most people accept the leadership of the nation-state with its military-industrial complex, due largely to its support by the mass media that is controlled by rich capitalists. What is needed is an alternative to these media who serve as propaganda for the culture of war.

The global development of social media provides us a great potential. Never before have ordinary citizens been able to contact the entire world!

That is why we are working with Peace Manifesto, trying to make it viral in social media to help develop a global movement for the culture of peace. Educators and anti-war organizations are needed play a major role in the development of this consciousness. The effective use of social media by Indivisible and MoveOn in the United States is a good example of leadership in this regard.

Second is the question of governmental institutions. Again, what is needed is an alternative to the power of the nation-state.

That is why we have often proposed in this blog that regional representaives of mayors and cities should eventually control the United Nations. Organizations of mayors and cities are needed to play a major role in such a radical change in global governance.

In general, as the CPNN bulletin points out, we should look for leadership from women and from youth, especially from the Global South. They are less engaged in the culture of war that threatens the future of humanity.

We should keep an open mind and look for new approaches as well. For example, who would have thought a few years ago, that flotillas would be an effective means of raising global consciousness for peace?

As we have learned from the World Social Forums, “another world is possible.”
 

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LE FUTUR LEADERSHIP POUR UNE CULTURE DE PAIX

Le bulletin de CPNN de ce mois-ci recense de nombreux articles sur les leaders pour une culture de paix. Quels seront les leaders les plus influents à l’avenir ?

On ne peut se fier aux dirigeants au niveau de l’État-nation. Les données confirment la principale conclusion de mon ouvrage *Histoire de la culture de la guerre* : l’État-nation, en s’arrogeant le monopole de la culture de la guerre, est devenu cette culture.

Ce n’est pas la personne en elle-même, mais son rôle de dirigeant d’État qui fait de Trump, Netanyahou et Poutine les leaders de la culture de la guerre. Preuve en est le fait que nombre d’anciens chefs d’État participent aux Elders, le groupe fondé par Nelson Mandela, et que les Elders œuvrent sans relâche pour une culture de paix.

De même, ce n’est pas la religion en elle-même, mais son rôle lorsqu’elle devient religion d’État, qui fait de la religion un vecteur de culture de guerre en Israël et en Iran. Cela se manifeste par le pape Léon XIII qui à demandé une « nouvelle culture de la paix », ainsi a promu la paix lors de son récent voyage en Afrique et a dénoncé des tentatives d’associer religion et culture de guerre.

Les Nations Unies et l’UNESCO étant gouvernées par des États-nations, leur rôle moteur en faveur d’une culture de la paix est très limité. Le leadership exercé par l’UNESCO il y a 25 ans n’aurait été possible que grâce au courage de son directeur général, Federico Mayor, qui avait su s’opposer aux exigences des États membres les plus riches de l’organisation.

Il est donc clair que le leadership futur en faveur d’une culture de la paix se trouvera principalement au sein de la société civile. Mais quels leaders et quelles approches seront les plus efficaces ?

La première question qui se pose est celle de la conscience mondiale. À l’heure actuelle, la plupart des gens acceptent la domination de l’État-nation et de son complexe militaro-industriel, en grande partie grâce au soutien des médias de masse contrôlés par de riches capitalistes. Il est nécessaire de trouver une alternative à ces médias qui qui servent de propagande à la culture de la guerre..

Le développement mondial des réseaux sociaux nous offre un potentiel immense. Jamais auparavant des citoyens ordinaires n’ont eu la possibilité de communiquer avec le monde entier !

C’est pourquoi nous collaborons avec Peace Manifesto, en nous efforçant de le rendre viral sur les réseaux sociaux afin de contribuer à l’émergence d’un mouvement mondial pour une culture de paix. Les éducateurs et les organisations pacifistes doivent jouer un rôle majeur dans l’éveil de cette conscience. L’utilisation efficace des réseaux sociaux par Indivisible et MoveOn aux États-Unis est un bon exemple de leadership en la matière.

Deuxièmement, se pose la question des institutions gouvernementales. Là encore, il est nécessaire de trouver une alternative au pouvoir de l’État-nation.

C’est pourquoi nous avons souvent proposé sur ce blog que des représentants régionaux des maires et des villes prennent à terme le contrôle des Nations Unies. Les organisations de maires et de villes sont indispensables pour jouer un rôle majeur dans un tel changement radical de la gouvernance mondiale.

De manière générale, comme le souligne le bulletin du CPNN, nous devrions rechercher le leadership des femmes et des jeunes, en particulier ceux des pays du Sud. Ils sont moins impliqués dans la culture de guerre qui menace l’avenir de l’humanité.

Nous devons également rester ouverts et explorer de nouvelles pistes. Par exemple, qui aurait cru, il y a quelques années, que les flottilles seraient un moyen efficace de sensibiliser la communauté internationale à la paix ?

Comme nous l’ont appris les Forums sociaux mondiaux, « un autre monde est possible ».