(Une version française suit en dessous)
(Y este mes también una versión en español después)
Once again this year, we see around the world on International Women’s Day that women are demanding a culture of peace.
In some cases this is quite explicit.
In Europe, there was protest against the American/Israeli attack on Iran and other wars in general. This was the case in Brussels, Belgium, Barcelona, Madrid, Merida, Toledo and Valencia in Spain, as well as Milan and Rome in Italy. In Ljubljana, Slovenia, their banner read “We will not work for your wars.”
In most cases, women are demanding equality and freedom from violence, which corresponds to the fourth action area of the United Nations programme of action on a culture of peace: Actions to ensure equality between women and men . . . (d) Promotion of equality between women and men in economic, social and political decision-making ; (e) Further strengthening of efforts by the relevant entities of the United Nations system for the elimination of all forms of discrimination and violence against women; (f) Provision of support and assistance to women who have become victims of any forms of violence, including in the home, workplace and during armed conflicts.
The intrinsic relation between women and the culture of peace goes back throughout human history and into prehistory as described as follows in my blog of December 2017:
Violence against women has always been an intrinsic component of war. This goes back to prehistory when women were excluded from war. This was necessary because of patrilocal exogamy (husband remains in his native village and marries a wife from outside) since wars were local and the warriors could be the husband of a woman on one side and her father and brothers on the other side. As a result, since warriors were exclusively men, they were free to capture and rape the women they found when vanquishing another community.
The male domination of the culture of war has characterized all human societies since the beginning of history. The male rulers of the first empires were not only the military commanders but also the heads of the state religion. Female heads of state and religion were so rare that they are considered to be curiosities of history: for example the pharaoh Hatshepsut in ancient Egypt, and the (mythical?) female Catholic Pope in the Middle Ages.
The male domination of the culture of war has come down to our present world system transformed by previous changes in economic systems, from slavery to colonialism to neocolonialism, but all of these systems remain essentially sexist.
Huge economic industries, part of the culture of war, are essentially sexist. Of course, female prostitution goes back to the beginning of recorded history. But what about modern advertising the use of scarcely clad female models to sell automobilies, beauty products, etc. etc.? In capitalist economies, women are often considered as a commodity to be bought and sold. Seen in this context, rape can be considered in many cases as the forceful theft of the female commodity.
Apart from physical violence the exploitation of women in the modern economy is a form of structural violence. Women are not paid for their essential work in the bearing and raising of children. And in the workplace they continue to be paid substantially less than men in the equivalent occupation.
Political leaders often echo the sexism. The current US President is an example as reported on many occasions.
Second, violence against women diminishes their capacity to play their essential role as leaders in the transition to a culture of peace. Their role is essential as a result of their exclusion and suffering from war and the culture of war which gives them special reason to take action. In fact, we find women in leadership wherever there are campaigns for a culture of peace, but it would be even greater if all women were free from the threat of violence.
Third, the struggle for any one of the eight program areas of the culture of peace is a struggle for the others as well, because the movement for a culture of peace is an integral and synergistic struggle. For example, the rights of women are an important component of human rights in general. Similarly, sustainable and equitable economic development and democratic participation require the economic and political equality of women. Education for peace requires that girls have the same access to education as boys. In fact, as UN Secretary-General António Guterres has said, unless the international community tackles the problem of violence against women, the world will not eradicate poverty or reach any of its other goals.
In general, we should not make the mistake of thinking that the struggle to eliminate violence against women is just a struggle of the women themselves. It has to be the struggle of everyone, men as well as women, if we are to advance towards a culture of peace.
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LES FEMMES EXIGENT UNE CULTURE DE PAIX!
Cette année encore, à l’occasion de la Journée internationale des femmes, nous constatons partout dans le monde que des femmes réclament une culture de paix.
Dans certains cas, cette revendication est très explicite.
En Europe, des manifestations ont eu lieu contre l’attaque américano-israélienne contre l’Iran et contre les guerres en général. Ce fut le cas à Bruxelles (Belgique), Barcelone, Madrid, Mérida, Tolède et Valence (Espagne), ainsi qu’à Milan et Rome (Italie). À Ljubljana (Slovénie), une banderole proclamait : « Nous ne travaillerons pas pour vos guerres.»
Dans la plupart des cas, les femmes réclament l’égalité et la liberté face à la violence, ce qui correspond au quatrième axe d’action du programme d’action sur une culture de paix des Nations Unies : “Mesures pour assurer l’égalité entre les femmes et les hommes: … d) Promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes dans la prise de décisions économiques, sociales et politiques; e) Continuer à renforcer l’action des organismes compétents des Nations Unies pour l’élimination de toutes les formes de discrimination et de violence contre les femmes; f) Fournir un appui et une aide aux femmes qui sont victimes de toutes les formes de violence, y compris au sein de la famille, sur le lieu de travail et pendant les conflits armés.”
Le lien intrinsèque entre les femmes et la culture de la paix remonte à la préhistoire, comme je l’ai décrit dans mon blog de décembre 2017 :
La violence à l’égard des femmes a toujours été une composante intrinsèque de la guerre. Cela remonte à la préhistoire, où les femmes étaient exclues des conflits armés. Cela était nécessaire en raison de l’exogamie patrilocale (le mari reste dans son village natal et épouse une femme extérieure) car les guerres étaient locales et les guerriers pouvaient être d’un côté le mari d’une femme et de l’autre son père et ses frères. De ce fait, les guerriers étant exclusivement des hommes, ils pouvaient capturer et violer les femmes qu’ils trouvaient après avoir vaincu une autre communauté.
La domination masculine de la culture de la guerre a caractérisé toutes les sociétés humaines depuis l’aube de l’histoire. Les dirigeants des premiers empires étaient non seulement les chefs militaires, mais aussi les chefs religieux de l’État. Les femmes chefs d’État et de religion étaient si rares qu’elles sont considérées comme des curiosités historiques : par exemple, la pharaonne Hatchepsout dans l’Égypte antique et la papesse (mythique ?) au Moyen Âge.
La domination masculine de la culture de guerre se retrouve dans notre système mondial actuel, transformé par d’anciens changements de systèmes économiques, de l’esclavage au colonialisme puis au néocolonialisme, mais tous ces systèmes restent fondamentalement sexistes.
De vastes pans de l’économie, parties intégrantes de la culture de guerre, sont fondamentalement sexistes. Bien sûr, la prostitution féminine remonte aux débuts de l’histoire écrite. Mais qu’en est-il de la publicité moderne qui utilise des mannequins féminins à peine vêtues pour vendre des automobiles, des produits de beauté, etc. ? Dans les économies capitalistes, les femmes sont souvent considérées comme une marchandise. Dans ce contexte, le viol peut être considéré, dans de nombreux cas, comme le vol par la force de cette marchandise.
Outre la violence physique, l’exploitation des femmes dans l’économie moderne est une forme de violence structurelle. Les femmes ne sont pas rémunérées pour leur travail essentiel de maternité et d’éducation des enfants. Et sur le lieu de travail, elles continuent d’être payées nettement moins que les hommes occupant un poste équivalent.
Les dirigeants politiques font souvent écho à ce sexisme. Le président américain actuel en est un exemple, comme cela a été rapporté à maintes reprises.
Deuxièmement, les violences faites aux femmes diminuent leur capacité à jouer leur rôle essentiel de dirigeantes dans la transition vers une culture de paix. Leur rôle est essentiel du fait de leur exclusion et des souffrances qu’elles endurent en raison de la guerre et de la culture de guerre, ce qui les incite tout particulièrement à agir. De fait, on trouve des femmes à des postes de direction partout où des campagnes sont menées pour une culture de paix, mais leur présence serait encore plus importante si toutes les femmes étaient à l’abri de la menace de violence.
Troisièmement, la lutte pour chacun des huit domaines d’action de la culture de paix est aussi une lutte pour les autres, car le mouvement pour une culture de paix est une lutte intégrée et synergique. Par exemple, les droits des femmes sont une composante importante des droits humains en général. De même, un développement économique durable et équitable ainsi que la participation démocratique requièrent l’égalité économique et politique des femmes. L’éducation à la paix exige que les filles aient le même accès à l’éducation que les garçons. En effet, comme l’a déclaré le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, tant que la communauté internationale ne s’attaquera pas au problème des violences faites aux femmes, le monde ne parviendra pas à éradiquer la pauvreté ni à atteindre aucun de ses autres objectifs.
De manière générale, il ne faut pas commettre l’erreur de penser que la lutte contre les violences faites aux femmes est uniquement le combat des femmes. C’est le combat de tous et toutes.
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¡LAS MUJERES EXIGEN UNA CULTURA DE PAZ!
Un año más, en el Día Internacional de la Mujer, vemos a mujeres de todo el mundo clamando por una cultura de paz.
En algunos casos, esta demanda es muy explícita.
En Europa, se llevaron a cabo manifestaciones contra el ataque estadounidense-israelí a Irán y contra las guerras en general. Así ocurrió en Bruselas (Bélgica), Barcelona, Madrid, Mérida, Toledo y Valencia (España), así como en Milán y Roma (Italia). En Liubliana (Eslovenia), una pancarta proclamaba: «No trabajaremos para vuestras guerras».
En la mayoría de los casos, las mujeres exigen igualdad y libertad frente a la violencia, lo que corresponde al cuarto ámbito de acción de la Programa de Acción sobre una Cultura de Paz de la ONU: «Medidas para garantizar la igualdad entre mujeres y hombres: … d) Promover la igualdad entre mujeres y hombres en la toma de decisiones económicas, sociales y políticas; e) Seguir fortaleciendo la labor de los organismos pertinentes de la ONU para la eliminación de todas las formas de discriminación y violencia contra la mujer; f) Prestar apoyo y asistencia a las mujeres víctimas de cualquier forma de violencia, incluso en el seno familiar, en el lugar de trabajo y durante los conflictos armados».
El vínculo intrínseco entre las mujeres y la cultura de paz se remonta a la prehistoria, como describí en mi entrada del blog de diciembre de 2017:
La violencia contra las mujeres siempre ha sido un componente intrínseco de la guerra. Esto se remonta a la prehistoria, cuando las mujeres estaban excluidas de los conflictos armados. Esto era necesario debido a la exogamia patrilocal (el marido permanecía en su aldea natal y se casaba con una mujer de otro lugar), ya que las guerras eran locales y los guerreros podían ser, por un lado, el marido de una mujer y, por otro, su padre y hermanos. En consecuencia, dado que los guerreros eran exclusivamente hombres, podían capturar y violar a las mujeres que encontraban tras conquistar otra comunidad.
El predominio masculino de la cultura de la guerra ha caracterizado a todas las sociedades humanas desde los albores de la historia. Los gobernantes de los primeros imperios no solo eran líderes militares, sino también líderes religiosos del Estado. Las mujeres jefas de Estado y de religión eran tan raras que se consideran curiosidades históricas: por ejemplo, la faraona Hatshepsut en el antiguo Egipto y la (mítica) papisa en la Edad Media.
El predominio masculino de la cultura de la guerra se refleja en nuestro sistema global actual, transformado por cambios pasados en los sistemas económicos, desde la esclavitud hasta el colonialismo y luego el neocolonialismo, pero todos estos sistemas siguen siendo fundamentalmente sexistas.
Amplios sectores de la economía, parte integral de la cultura de la guerra, son fundamentalmente sexistas. Por supuesto, la prostitución femenina se remonta a los albores de la historia. Pero ¿qué ocurre con la publicidad moderna que utiliza modelos femeninas con poca ropa para vender automóviles, productos de belleza, etc.? En las economías capitalistas, las mujeres suelen ser tratadas como mercancías. En este contexto, la violación puede considerarse, en muchos casos, como el robo de estas mercancías por la fuerza.
Más allá de la violencia física, la explotación de las mujeres en la economía moderna es una forma de violencia estructural. Las mujeres no reciben remuneración por su labor esencial de maternidad y cuidado infantil. Y en el ámbito laboral, siguen percibiendo salarios significativamente inferiores a los de los hombres en puestos equivalentes.
Los líderes políticos a menudo se hacen eco de este sexismo. El actual presidente de Estados Unidos es un ejemplo, como se ha informado repetidamente.
En segundo lugar, la violencia contra las mujeres disminuye su capacidad para desempeñar su papel fundamental de liderazgo en la transición hacia una cultura de paz. Su papel es crucial debido a su exclusión y al sufrimiento que padecen como consecuencia de la guerra y la cultura de la guerra, lo que las motiva especialmente a actuar. De hecho, las mujeres ocupan puestos de liderazgo en todas las campañas por una cultura de paz, pero su presencia sería aún mayor si todas las mujeres estuvieran a salvo de la amenaza de la violencia.
En tercer lugar, la lucha por cada una de las ocho áreas de acción de una cultura de paz es también una lucha por todas las demás, porque el movimiento por una cultura de paz es una lucha integradora y sinérgica. Por ejemplo, los derechos de las mujeres son un componente importante de los derechos humanos en general. Del mismo modo, el desarrollo económico sostenible y equitativo y la participación democrática requieren la igualdad económica y política de las mujeres. La educación para la paz exige que las niñas tengan el mismo acceso a la educación que los niños. De hecho, como ha afirmado el Secretario General de la ONU, António Guterres, mientras la comunidad internacional no aborde el problema de la violencia contra las mujeres, el mundo no podrá erradicar la pobreza ni alcanzar ninguno de sus otros objetivos.
En términos generales, no debemos cometer el error de pensar que la lucha contra la violencia contra las mujeres es exclusivamente una lucha de mujeres. Es una lucha de todos y todas.