(Une version française suit en dessous)
(Y este mes también una versión en español después)
As I write in this month’s CPNN bulletin, “the commercial mass media is filled with stories about wars and the threat of wars around the world and they are not reporting news for peace.'” Why is this?
When I wrote my History of the Culture of War almost 20 years ago, it seemed that the answer was simple. The state itself had become the culture of war, and to justify this cultue, they used the commercial mass media to convince their voters that they had a foreign enemy against which it was necessary to prepare for war.
Today, this remains evident in countries where the mass media is directly controlled by the state, for example, Russia and China.
In the United States when it was waging the Vietnam War, the CIA embedded agents in all the major mass media to make sure they maintained that Vietnam was an enemy that needed to be attacked. This was revealed In 1975 and 1976 when the US Senate held hearings presided by Senator Frank Church. As the account in Wikipedia says “In 1977, the reporter Carl Bernstein wrote an article in the Rolling Stone magazine, stating that the relationship between the CIA and the media was far more extensive than what the Church Committee revealed. Bernstein said that the committee had covered it up, because it would have shown ’embarrassing relationships in the 1950s and 1960s with some of the most powerful organizations and individuals in American journalism.'”
Bernstein published in Rolling Stone because he was not able publish his article in the major commercial media. What he said is that the CIA had placed agents in all these media to control its reporting about war and peace. When this fact came out in the hearings, they were closed to the public and kept secret.
Are there still CIA agents in the American mass media today? We don’t know, but it is no longer so necessary because the major commerecial media are now owned by billionaires who are themselves invested in the military-industrial-media complex.
As Paul Krugman states in one of his recent substack articles:
“. . . great wealth has been used to corrupt the media. Elon Musk bought Twitter, not as a financial investment, but to turn it into the right-wing fever swamp it has now become. Larry Ellison, America’s second-richest man, purchased CBS basically to destroy it as an independent news source and convert it into Fox News 2.0, a goal he is achieving — and he is now on track to do the same to CNN.”
The same is happening in other countries.
In France, a recent report by the Media Freedom Rapid Response (MFRR) coalition and Reporters Without Borders states the following:
“Six industrial groups now control the majority of France’s national media landscape. Bolloré’s Vivendi empire is the most prominent example, and it encompasses CNews, Canal+, Europe 1, the Journal du Dimanche, Paris Match, and Prisma Media – France’s largest magazine group. . . . Bolloré’s empire also stands out for his support for politically contentious, extreme views, and direct interference over newsroom editorial policies, raising concerns over the mainstreaming of far-right ideas within the French media landscape.”
Similarly, “Mexico’s booming media industry is controlled by some of the richest businessmen on earth.”
I suppose that this concentration of media power in the hands of the military-industrial-media complex is occurring in many other countries, but I have not conducted a survey.
In general, all this makes all the more necessary that alternative media such as CPNN can continue to give us the slow news of peace.
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POURQUOI LES MÉDIAS COMMERCIAUX DE MASSE PARLENT DE GUERRE ET NON DE PAIX?
Comme je l’ai écrit dans le bulletin de ce mois-ci du CPNN, « les médias commerciaux de masse regorgent d’informations sur les guerres et les menaces de guerre à travers le monde. Ils ne rendent pas compte des informations pour la paix. Pourquoi en est-il ainsi ?
Lorsque j’ai rédigé mon ouvrage * History of the Culture of War * (Histoire de la culture de guerre) il y a près de vingt ans, la réponse semblait simple. L’État lui-même était devenu la culture de la guerre. ; pour justifier cette culture, il utilisait les médias commerciaux de masse afin de convaincre les électeurs de l’existence d’un ennemi étranger contre lequel il fallait se préparer à la guerre.
Aujourd’hui, ce phénomène reste manifeste dans les pays où les médias de masse sont directement contrôlés par l’État, comme la Russie et la Chine.
Aux États-Unis, à l’époque de la guerre du Vietnam, la CIA a infiltré des agents au sein de tous les grands médias de masse pour s’assurer qu’ils continuent de présenter le Vietnam comme un ennemi qu’il fallait attaquer. Ces faits ont été révélés en 1975 et 1976 lors d’auditions au Sénat américain présidées par le sénateur Frank Church. Comme l’indique Wikipédia : « En 1977, le journaliste Carl Bernstein a publié un article dans le magazine *Rolling Stone*, affirmant que les liens entre la CIA et les médias étaient bien plus étendus que ce que la commission Church avait révélé. Bernstein soutenait que la commission avait dissimulé ces informations, car elles auraient mis en lumière des relations embarrassantes, datant des années 1950 et 1960, avec certaines des organisations et personnalités les plus puissantes du journalisme américain. »
Bernstein a publié son article dans *Rolling Stone* faute de pouvoir le faire paraître dans les grands médias commerciaux. Il affirmait que la CIA avait placé des agents au sein de ces médias pour contrôler le traitement de l’information concernant la guerre et la paix. Lorsque ces faits ont été évoqués lors des auditions, celles-ci se sont tenues à huis clos et sont restées secrètes.
Y a-t-il encore des agents de la CIA dans les médias de masse américains aujourd’hui ? Nous ne savons pas, mais cela n’est plus aussi nécessaire, car les grands médias commerciaux appartiennent désormais à des milliardaires eux-mêmes investis dans le complexe militaro-industriel-médiatique.
Comme l’affirme Paul Krugman dans l’un de ses récents articles sur Substack :
« … d’immenses fortunes ont été utilisées pour corrompre les médias. Elon Musk a racheté Twitter, non pas comme un investissement financier, mais pour en faire ce cloaque de délires de droite qu’il est devenu. Larry Ellison, le deuxième homme le plus riche des États-Unis, a acheté CBS essentiellement pour détruire son indépendance en tant que source d’information et la transformer en une sorte de Fox News 2.0 — un objectif qu’il est en train d’atteindre, et il est désormais en passe de faire de même avec CNN. »
Le même phénomène s’observe dans d’autres pays.
En France, un rapport récent de la coalition Media Freedom Rapid Response (MFRR) et de Reporters sans frontières indique ce qui suit :
« Six groupes industriels contrôlent désormais la majeure partie du paysage médiatique national français. L’empire Vivendi de Bolloré en est l’exemple le plus marquant ; il englobe CNews, Canal+, Europe 1, le Journal du Dimanche, Paris Match et Prisma Media – le plus grand groupe de magazines français […] L’empire de Bolloré se distingue également par son soutien à des opinions politiquement controversées et extrêmes, ainsi que par son ingérence directe dans les lignes éditoriales des rédactions, ce qui suscite des inquiétudes quant à la banalisation des idées d’extrême droite au sein du paysage médiatique français. »
De même, « l’industrie médiatique mexicaine, en plein essor, est contrôlée par certains des hommes d’affaires les plus riches de la planète. »
Je suppose que cette concentration du pouvoir médiatique aux mains du complexe militaro-industriel-médiatique se produit dans bien d’autres pays, bien que je n’aie pas mené d’enquête à ce sujet.
Dans l’ensemble, tout cela rend d’autant plus nécessaire que des médias alternatifs comme CPNN puissent continuer à nous proposer les actualités lentes pour la paix.
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¿POR QUÉ LOS MEDIOS DE COMUNICACIÓN COMERCIALES HABLAN DE GUERRA Y NO DE PAZ?
Como escribí en el boletín de CPNN de este mes, los medios de comunicación comerciales están repletos de información sobre guerras y amenazas de guerra en todo el mundo. No informan sobre información para la paz” ¿Por qué?
Cuando escribí Historia de la cultura de la guerra hace casi 20 años, la respuesta parecía sencilla. El propio Estado se había convertido en la cultura de la guerra; para justificar esta cultura, utilizó los medios de comunicación comerciales para convencer a los votantes de la existencia de un enemigo extranjero contra el que debían prepararse para la guerra.
Hoy en día, este fenómeno sigue siendo evidente en países donde los medios de comunicación están controlados directamente por el Estado, como Rusia y China.
En Estados Unidos, durante la guerra de Vietnam, la CIA infiltró agentes en todos los principales medios de comunicación para asegurarse de que siguieran presentando a Vietnam como un enemigo que debía ser atacado. Estos hechos salieron a la luz en 1975 y 1976 durante las audiencias del Senado estadounidense presididas por el senador Frank Church. Como indica Wikipedia : “En 1977, el periodista Carl Bernstein publicó un artículo en la revista Rolling Stone, afirmando que los vínculos entre la CIA y los medios de comunicación eran mucho más extensos de lo que había revelado el Comité Church. Bernstein argumentó que la comisión había ocultado esta información porque habría expuesto relaciones comprometedoras, que se remontaban a las décadas de 1950 y 1960, con algunas de las organizaciones e individuos más poderosos del periodismo estadounidense.”
Bernstein publicó su artículo en Rolling Stone porque no logró que se publicara en los principales medios comerciales. Afirmó que la CIA había infiltrado agentes en estos medios para controlar la información sobre la guerra y la paz. Cuando estos hechos se plantearon durante las audiencias, se trataron a puerta cerrada y permanecieron en secreto.
¿Sigue habiendo agentes de la CIA en los medios de comunicación estadounidenses hoy en día? No lo sabemos, pero ya no es tan necesario, puesto que los principales medios de comunicación comerciales ahora son propiedad de multimillonarios que, a su vez, tienen inversiones en el complejo militar-industrial-mediático.
Como afirma Paul Krugman en uno de sus artículos recientes en Substack:
«…se han utilizado fortunas inmensas para corromper los medios de comunicación. Elon Musk compró Twitter, no como una inversión financiera, sino para convertirlo en el pozo negro de diatribas de extrema derecha en el que se ha convertido. Larry Ellison, el segundo hombre más rico de Estados Unidos, compró CBS esencialmente para destruir su independencia como fuente de noticias y transformarla en una especie de Fox News 2.0, un objetivo que está logrando actualmente, y ahora está a punto de hacer lo mismo con CNN».
Este mismo fenómeno se observa en otros países.
En Francia, un informe reciente de la coalición Media Freedom Rapid Response (MFRR) y Reporteros Sin Fronteras afirma lo siguiente:
“Seis grupos industriales controlan actualmente la mayor parte del panorama mediático francés. El imperio Vivendi de Bolloré es el ejemplo más llamativo; abarca CNews, Canal+, Europe 1, Le Journal du Dimanche, Paris Match y Prisma Media, el mayor grupo editorial francés. […] El imperio de Bolloré también se distingue por su apoyo a posturas políticamente controvertidas y extremas, así como por su injerencia directa en la línea editorial de las redacciones, lo que suscita preocupación por la normalización de ideas de extrema derecha en los medios franceses.
De manera similar, “la floreciente industria mediática mexicana está controlada por algunos de los empresarios más ricos del planeta”.
Sospecho que esta concentración de poder mediático en manos del complejo militar-industrial-mediático se está produciendo en muchos otros países, aunque no lo he investigado.
En definitiva, todo esto hace aún más necesario que medios alternativos como CPNN sigan ofreciéndonos información para la construcción de una cultura de paz permanente y sostenible a nivel global.